Les sociétés et les risques : anticiper, réagir, se coordonner et s’adapter en Terminale
Cours complet, points clés à retenir et exercices d'entraînement de les sociétés et les risques : anticiper, réagir, se coordonner et s’adapter pour les élèves de Terminale. Conforme au programme officiel.
Réviser notion par notion
- Aléa : un événement potentiellement dangereux
- Risque : quand l'aléa rencontre des enjeux
- Risque climatique : les dangers du changement de climat
- Risques systémiques : quand tout s'effondre ensemble
- Prévention et gestion de crise : anticiper et agir
- Adaptation : vivre avec le risque durablement
- Puissances publiques : l'État et les collectivités
- Citoyens : acteurs de la résilience locale
- ONG : expertise indépendante et terrain
- Entreprises : prévention et responsabilité sociale
Ce que tu vas réviser
- Aléa, risque
- Risque climatique
- Risques systémiques
- Prévention et gestion de crise
- Adaptation
- Acteurs : puissances publiques, citoyens, ONG, entreprises
Aléa : un événement potentiellement dangereux
Un aléa est un phénomène naturel ou technologique potentiellement dangereux, dont on ne peut pas toujours prévoir ni empêcher la survenue. C'est l'événement en lui-même (tremblement de terre, tempête, inondation, explosion d'usine).
Exemple
Un tremblement de terre qui secoue une région : l'aléa c'est le séisme lui-même, pas les dégâts qu'il cause.
À retenir : L'aléa est l'événement dangereux lui-même (naturel ou technologique), avant de considérer ce qu'il menace.
Risque : quand l'aléa rencontre des enjeux
Le risque est la combinaison d'un aléa (événement dangereux) et d'enjeux humains (populations, biens, infrastructures). Plus il y a de gens et de biens dans une zone, plus le risque augmente.
Exemple
Un tremblement de terre en montagne inhabitée n'est qu'un aléa. Le même séisme sous une ville de 5 millions d'habitants devient un risque majeur.
À retenir : Risque = Aléa × Enjeux (population, économie, infrastructure).
Risque climatique : les dangers du changement de climat
Le risque climatique désigne les menaces liées à l'augmentation des températures et à ses conséquences : tempêtes plus violentes, sécheresses, montée des mers, événements météo extrêmes.
Exemple
Les inondations à répétition dans le Pas-de-Calais (hiver 2023-2024), les feux de forêt méditerranéens intensifiés, ou la menace de submersion qui pèse sur des îles du Pacifique avec la montée des eaux.
À retenir : Le risque climatique aggrave les aléas existants et en crée de nouveaux.
Risques systémiques : quand tout s'effondre ensemble
Un risque systémique est une crise qui s'étend d'un secteur à un autre : l'effondrement d'une banque peut faire tomber l'économie entière, une pandémie affecte santé, économie et société.
Exemple
La crise financière de 2008 : la chute des banques a provoqué le chômage, l'endettement des États, et la récession économique mondiale.
À retenir : Les risques systémiques créent un effet domino : un secteur en crise entraîne les autres.
Prévention et gestion de crise : anticiper et agir
La prévention vise à réduire les risques avant qu'ils ne se produisent (construction aux normes antisismiques). La gestion de crise intervient pendant et après l'événement (évacuation, secours, reconstruction).
Exemple
Avant : construire des digues pour protéger une zone côtière. Pendant : appels aux pompiers et évacuation. Après : dégager les routes et reconstruire les maisons.
À retenir : Prévention = avant ; gestion de crise = pendant et après.
Adaptation : vivre avec le risque durablement
L'adaptation consiste à modifier nos modes de vie, nos infrastructures et nos activités économiques pour réduire notre vulnérabilité face aux risques, particulièrement climatiques.
Exemple
Les agriculteurs qui changent les cultures pour s'adapter à la sécheresse, les villes qui créent des espaces verts pour refroidir l'air urbain, les côtes qui abandonnent la construction en zone inondable.
À retenir : L'adaptation accepte le risque et l'intègre dans nos choix de vie.
Puissances publiques : l'État et les collectivités
L'État, les régions et les communes élaborent les politiques de prévention, financent les infrastructures de protection et coordonnent les secours en cas de crise.
Exemple
Le gouvernement français fixe les normes de construction parasismique, les mairies organisent les plans d'évacuation, le préfet coordonne les secours (plan ORSEC).
À retenir : L'État est responsable de la protection de la population et du cadre réglementaire.
Citoyens : acteurs de la résilience locale
Les citoyens participent à la réduction des risques en étant informés, en respectant les normes de sécurité, en s'organisant collectivement et en réduisant leur exposition aux aléas.
Exemple
Assister à une réunion de prévention des inondations, installer des détecteurs de fumée, créer des groupes d'entraide de quartier, participer aux alertes aux tempêtes.
À retenir : Les citoyens ne sont pas passifs : ils choisissent où habiter et comment se protéger.
ONG : expertise indépendante et terrain
Les organisations non gouvernementales apportent une expertise technique, interviennent sur le terrain lors de catastrophes, et dénoncent les inégalités face aux risques.
Exemple
La Croix-Rouge intervient après les tremblements de terre, Médecins Sans Frontières gère les épidémies, Greenpeace alerte sur les risques climatiques.
À retenir : Les ONG comblent les lacunes de l'État et agissent rapidement.
Entreprises : prévention et responsabilité sociale
Les entreprises doivent intégrer la gestion des risques dans leur stratégie : réduire leur empreinte carbone, protéger leurs salariés et contribuer à la résilience des territoires.
Exemple
Les assureurs qui encouragent les normes de construction, les entreprises qui adoptent des technologies bas-carbone, les PME qui créent des plans de continuité d'activité.
À retenir : Les entreprises réduisent leurs propres risques et contribuent à la résilience des territoires.
Entreprises : coordination avec les autres acteurs
Les entreprises doivent s'adapter aux crises et aux risques climatiques en collaborant avec l'État, les ONG et les collectivités.
Exemple
Une compagnie d'électricité qui s'associe à la ville pour renforcer le réseau électrique face aux tempêtes, un constructeur qui travaille avec l'État sur les normes parasismiques.
À retenir : Les entreprises sont responsables de leur contribution à la gestion des risques.
Les points clés
- Aléa ≠ Risque : l'aléa est l'événement dangereux (naturel ou technologique), le risque apparaît quand des enjeux humains sont exposés
- On résume souvent : risque = aléa × enjeux ; plus les enjeux sont nombreux et vulnérables, plus le risque est grand, et la prévention le réduit
- Risques climatiques : intensification des événements extrêmes (tempêtes, sécheresses, inondations) liée au changement climatique
- Risques systémiques : effet domino d'un secteur à l'autre (financier → économique → social)
- Adaptation : modifier nos territoires et nos pratiques pour vivre avec le risque (nouvelles cultures, nouvelles constructions)
- Prévention : réduire le risque avant la crise (normes antisismiques, digues, évacuation préventive)
- Gestion de crise : intervenir pendant et après l'événement (secours, reconstruction)
- Cinq acteurs interdépendants : États, citoyens, ONG, entreprises, collectivités — aucun ne peut agir seul
L'essentiel
Face aux risques, personne n'est seul : l'État fixe le cadre, les citoyens s'adaptent, les ONG alertent, les entreprises innovent, et les collectivités coordonnent.
Exercices d'entraînement
Entraîne-toi sur ces exercices, puis fais-toi corriger pas à pas par le tuteur.
Exercice 1
Expliquez pourquoi une inondation en montagne (zone inhabitée) n'est pas un risque majeur, alors qu'une inondation aux Pays-Bas (zone urbaine très peuplée) l'est. Utilisez les termes « aléa » et « risque ».
Corrige cet exercice avec le tuteur →Exercice 2
Donnez un exemple de risque systémique en France et expliquez comment il pourrait affecter trois secteurs différents (économie, santé, société).
Corrige cet exercice avec le tuteur →