L'épreuve de maths du brevet, c'est 100 points sur 400. À cinq semaines du jour J, votre enfant ouvre son cahier, tombe sur Thalès, soupire — et ferme tout. Vous le sentez paniqué, mais sans plan. Et vous ne savez pas par quoi commencer non plus, parce que le programme de 3ème est dense et qu'on ne sait jamais ce qui tombe vraiment.
Quatre semaines, c'est court. Mais c'est suffisant — à condition de ne pas réviser au hasard. Voici le plan exact que les élèves qui obtiennent la mention suivent, semaine après semaine, sans bachoter trois heures le dimanche soir.
Pourquoi 4 semaines, et pas 4 mois (ni 4 jours)
Les chiffres officiels de l'épreuve : 2 heures, 100 points, environ 5 exercices indépendants. Les chapitres qui tombent chaque année représentent 60 à 70 % du sujet. Autrement dit, si votre enfant maîtrise une dizaine de notions clés et qu'il sait les appliquer sous pression, il décroche déjà la moyenne sans transpirer.
Quatre semaines, c'est l'horizon qui permet de revoir ces notions clés deux à trois fois chacune (principe de la répétition espacée), de finir sur des annales en temps limité, et de garder l'élève frais pour le jour J. Plus court, on bachote et on oublie deux jours après. Plus long, on s'épuise — et la 3ème, c'est aussi le moment où les hormones gagnent contre la volonté.
La règle d'or : 30 à 45 minutes par jour, cinq fois par semaine. Pas plus. Une session de trois heures le dimanche, c'est dix fois moins efficace que cinq sessions de 40 minutes étalées.
Avant de commencer : le diagnostic en une séance
Ne commencez jamais par « ouvrir le cours et tout relire dans l'ordre ». C'est la méthode la plus chronophage et la moins utile. Faites d'abord un diagnostic.
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Le but n'est pas la note. Le but, c'est la carte des lacunes : sur quels exercices a-t-il bloqué, et pourquoi ? Trois cas typiques :
- Il connaît la notion mais ne reconnaît pas quand l'utiliser. C'est un problème de pratique — il faut multiplier les exercices variés.
- Il connaît la formule mais se trompe dans le calcul. C'est un problème de soin — il faut ralentir et vérifier chaque étape.
- Il ne comprend pas la consigne ou la notion elle-même. Là, on reprend le cours.
Cette carte des lacunes décide de la suite. Si votre enfant cale sur les fonctions, on y consacre plus de temps. S'il maîtrise déjà la géométrie, on y passe vite. Ne suivez pas un planning générique sans avoir fait ce diagnostic — c'est la première erreur classique.
Semaine 1 : calcul littéral, équations, fractions
C'est le socle. Si ça ne tient pas, tout le reste s'écroule. Cinq notions à revoir, à raison d'une par jour :
- Lundi — Identités remarquables et développements. (a + b)², (a − b)², (a + b)(a − b). Faire 10 développements et 10 factorisations chronométrés. Les pièges classiques : oublier le double produit, se tromper de signe.
- Mardi — Équations du premier degré et mises en équation. Trois exercices de résolution, deux problèmes (âge, périmètre, vitesse). La règle : changer de côté = changer de signe, jamais l'inverse.
- Mercredi — Calcul fractionnaire. Addition, multiplication, division de fractions, avec et sans variables. Toujours simplifier avant de multiplier, jamais après.
- Jeudi — Puissances et racines carrées. Les règles de base (aⁿ × aᵐ = aⁿ⁺ᵐ), les écritures scientifiques, simplifier √72. Un grand classique en QCM.
- Vendredi — Mini-sujet de brevet sur le calcul. Reprendre l'exercice « calcul littéral » d'une annale et le refaire en 20 minutes chrono.
Trente minutes par session, pas une de plus. Si votre enfant termine en 20 minutes, c'est qu'il maîtrise — passez au lendemain.
Semaine 2 : géométrie (Pythagore, Thalès, trigonométrie)
La géométrie tombe à chaque brevet, souvent sur un exercice à 15-20 points. Si elle est maîtrisée, c'est un quart du sujet sécurisé.
- Lundi — Théorème de Pythagore. Direct, réciproque, contraposée. Calculer une hypoténuse, vérifier si un triangle est rectangle. Si votre enfant hésite encore sur la formule, reprendre les exercices corrigés de Pythagore en 4ème en 30 minutes — ça remet le mécanisme en place.
- Mardi — Théorème de Thalès. Configurations triangle et papillon, rapports, calcul d'une longueur manquante. L'erreur classique : inverser le rapport ou oublier de vérifier que les droites sont parallèles.
- Mercredi — Trigonométrie. Mémo SOH-CAH-TOA, calculer un angle, calculer un côté. Trois exercices, et c'est plié.
- Jeudi — Repérage, vecteurs, transformations. Translation, rotation, symétrie, homothétie. Une notion par bloc de 10 minutes.
- Vendredi — Exercice complet de géométrie d'annale. Souvent un grand triangle qui combine Pythagore + Thalès + trigo. C'est l'exercice typique qui tombe au brevet.
Conseil : faire des figures propres et grandes, à la règle, à chaque exercice. La moitié des erreurs en géométrie viennent de figures bâclées où l'élève mélange les côtés.
Semaine 3 : fonctions, statistiques, probabilités, grandeurs
Le bloc « variable », celui qui distingue un 12 d'un 16.
- Lundi — Fonctions linéaires et affines. Reconnaître, calculer l'image, calculer l'antécédent, tracer la représentation graphique. La règle : f(x) = ax + b, où a est le coefficient directeur et b l'ordonnée à l'origine.
- Mardi — Proportionnalité et pourcentages. Vitesse moyenne, échelle, augmentations et réductions successives. Le piège classique : « augmenter de 20 % puis baisser de 20 % » ne revient pas au départ.
- Mercredi — Statistiques. Moyenne, médiane, étendue, lecture d'un graphique. Souvent un exercice court mais qui rapporte 8 à 10 points.
- Jeudi — Probabilités. Univers, événement, arbre de probabilités. Distinguer P(A ∩ B) et P(A ∪ B) — c'est la confusion qui coûte le plus de points.
- Vendredi — Grandeurs et conversions. Aires, volumes, vitesses, débits. Toujours noter l'unité à chaque ligne du calcul.
Si votre enfant cale ici, c'est rarement par incompréhension — c'est par manque d'exercices. La seule façon de progresser, c'est de manipuler des énoncés variés. Cinq par notion suffisent souvent.
Semaine 4 : annales en temps limité
C'est la semaine décisive. On arrête d'apprendre, on s'entraîne à exécuter.
- Lundi, mercredi, vendredi : un sujet complet du brevet en 2 heures, dans des conditions d'examen — pas de téléphone, pas de pause, brouillon obligatoire, calculatrice du lycée prête.
- Mardi et jeudi : correction active du sujet de la veille. Ne pas se contenter de lire la correction — refaire les exercices ratés sans regarder, jusqu'à ce qu'ils passent.
Sujets recommandés pour cette dernière semaine : Métropole 2025, Métropole 2024 (les plus représentatifs), puis un sujet polynésien ou centre étranger pour varier la difficulté. Tout est gratuit sur Eduscol et freemaths.fr.
L'objectif n'est pas la note de l'entraînement — c'est de construire des automatismes sous pression. Le jour J, le cerveau doit reconnaître les exercices types en 30 secondes.
Les trois erreurs qui coûtent 4 points à coup sûr
Au-delà du programme, il y a la manière. Trois pièges récurrents :
- Ne pas répondre à la question posée. Le brevet adore les questions à tiroirs : « calculer la longueur AB et en déduire que le triangle est rectangle ». Si l'élève calcule AB mais oublie la conclusion, il perd la moitié des points sur la question.
- Sauter les justifications. Au brevet, une bonne réponse non justifiée vaut zéro. Toujours écrire la formule utilisée AVANT le calcul. D'après le théorème de Pythagore dans le triangle ABC rectangle en B... — c'est cette phrase qui rapporte les points.
- Bâcler la rédaction. Une copie aérée, avec les étapes numérotées et les résultats encadrés, gagne mécaniquement 2 à 3 points par rapport à une copie où tout est entassé. Les correcteurs sont humains.
Et si votre enfant a besoin d'un coup de main sans vous transformer en prof ?
Quatre semaines à expliquer Pythagore tous les soirs, ça use les nerfs — surtout quand l'élève bloque pour la troisième fois sur la même notion. Et payer 35 € l'heure de cours particuliers pour réviser quatre matières, c'est vite intenable.
C'est exactement pour ce moment-là qu'on a construit Comprendo : un tuteur IA qui suit le programme officiel de 3ème, qui se souvient des chapitres où votre enfant a buté la dernière fois, et qui — surtout — ne donne jamais la réponse directement. La méthode socratique : on pose la bonne question, l'élève trouve la solution, et la notion reste en mémoire.
C'est l'inverse exact de ChatGPT, qui crache une dissertation toute faite et empêche d'apprendre. Sur les fonctions affines, Comprendo va demander : « quelle est l'ordonnée à l'origine sur ton graphique ? Et le coefficient directeur, c'est quoi déjà ? » — jusqu'à ce que l'élève reconstruise la méthode lui-même.
L'essai est gratuit pendant 14 jours, sans carte bancaire. De quoi tester sur les quatre semaines de révisions et voir si ça aide vraiment — sans engagement.
Récapitulatif : le plan en une page
- J-30 à J-29 : diagnostic sur une annale, carte des lacunes.
- Semaine 1 (J-28 à J-22) : calcul littéral, équations, fractions, puissances. 30 minutes par jour.
- Semaine 2 (J-21 à J-15) : Pythagore, Thalès, trigo, repérage. 40 minutes par jour.
- Semaine 3 (J-14 à J-8) : fonctions, stats, probas, grandeurs. 40 minutes par jour.
- Semaine 4 (J-7 à J-1) : trois annales en conditions réelles + corrections actives.
- J-1 : on relit la fiche des erreurs personnelles, on prépare le matériel, on dort 9 heures.
Pour aller plus loin, jetez aussi un œil au planning de révision complet du brevet 2026 — toutes matières — et aux 50 questions d'entraînement pour s'auto-évaluer rapidement entre deux séances.
Le brevet de maths n'est pas un mur — c'est un escalier. Quatre marches de sept jours chacune, et votre enfant passe sans s'en rendre compte.
