HLP · Terminale · Programme officiel

Histoire et violence en Terminale

Cours complet, points clés à retenir et exercices d'entraînement de histoire et violence pour les élèves de Terminale. Conforme au programme officiel.

Réviser notion par notion

Ce que tu vas réviser

  • Guerre et paix dans la pensée philosophique
  • Témoignage et mémoire des catastrophes (Shoah, génocides)
  • Création artistique et barbarie
  • Violence politique et violence légitime
  • Dignité humaine et droits de l'homme

Guerre et paix dans la pensée philosophique

C'est l'étude des raisons pour lesquelles les sociétés entrent en guerre et comment elles peuvent construire la paix. Les philosophes se demandent si la guerre est naturelle ou si elle peut être évitée.

Exemple

Quand deux pays signent un traité de paix après des années de conflit, ils appliquent une théorie philosophique : que le dialogue vaut mieux que la violence.

À retenir : Pour Hobbes, l'état de nature est une guerre de tous contre tous, à laquelle seul le contrat instituant un souverain met fin ; pour Rousseau, l'homme naturel n'est pas belliqueux et la guerre naît entre États ; pour Kant, l'état de nature est un état de guerre, mais la paix peut être instituée par le droit et la raison (Vers la paix perpétuelle).

Témoignage et mémoire des catastrophes

C'est l'importance de raconter ce qui s'est passé pendant les grands malheurs (Shoah, génocides) pour que personne n'oublie et que cela ne se reproduise pas.

Exemple

Les survivants d'Auschwitz comme Primo Levi écrivent leurs souvenirs dans des livres pour que les générations futures comprennent l'horreur du génocide nazi.

À retenir : Le témoignage des victimes est une preuve historique et un devoir moral pour préserver la mémoire des crimes contre l'humanité.

Création artistique et barbarie

C'est la question de savoir si un artiste peut créer de belles œuvres même quand il vit dans un régime violent ou cruel, et si l'art peut survivre à la barbarie.

Exemple

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp-ghetto de Terezín (Theresienstadt), des compositeurs juifs comme Viktor Ullmann ou Hans Krása ont continué à composer et à faire jouer leurs œuvres, créant de la beauté face à l'horreur.

À retenir : L'art peut être une forme de résistance et d'humanité face à la barbarie, mais pose aussi la question éthique : peut-on admirer une belle œuvre créée par quelqu'un de monstrueux ?

Violence politique et violence légitime

C'est la différence entre la violence qu'un gouvernement exerce légalement (police, armée) et la violence qu'utilisent les citoyens pour se révolter ou terroriser.

Exemple

Un policier qui arrête un criminel exerce une violence légitime au nom de l'État, tandis qu'un terroriste qui tue des civils exerce une violence illégitime.

À retenir : Pour Weber, l'État revendique le monopole de la violence physique légitime ; mais légalité et légitimité ne se confondent pas : la DDHC reconnaît un droit de résistance à l'oppression, et la Résistance de 1940-1944 était illégale.

Dignité humaine et droits de l'homme

C'est l'idée que chaque être humain possède une valeur intrinsèque, inviolable, qui justifie des droits fondamentaux (vie, liberté, égalité) que personne ne peut lui enlever.

Exemple

Torturer un prisonnier viole sa dignité humaine, même si c'est un criminel. C'est pourquoi la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948, article 5) affirme que nul ne sera soumis à la torture, et une convention de l'ONU de 1984 l'interdit.

À retenir : La dignité humaine est le fondement des droits de l'homme : elle existe indépendamment de ce qu'on a fait ou de qui on est.

Les points clés

  • Hobbes (Léviathan, 1651) : la guerre est l'état naturel sans autorité centrale pour maintenir l'ordre
  • Kant (Vers la paix perpétuelle, 1795) : la paix perpétuelle est possible par la raison, le droit international et des États à constitution républicaine (séparation des pouvoirs, représentation), qu'il distingue de la démocratie
  • Primo Levi, Elie Wiesel : témoins majeurs de la Shoah, le devoir de mémoire empêche l'oubli et la répétition
  • Adorno : peut-on faire de la poésie après Auschwitz ? L'art peut-il survivre à la barbarie ?
  • Weber : l'État est la communauté humaine qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné
  • Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) : reconnaissance de la dignité inviolable de chaque personne
  • Violence structurelle (Galtung) : la domination institutionnelle cause du mal sans coups directs

L'essentiel

La violence historique (guerres, génocides) pose à la philosophie le défi de protéger la dignité humaine et la mémoire collective pour construire une paix fondée sur les droits de l'homme et la raison, pas seulement sur la force.

Exercices d'entraînement

Entraîne-toi sur ces exercices, puis fais-toi corriger pas à pas par le tuteur.

Exercice 1

Première partie : interprétation littéraire (10 points) Comment la poésie peut-elle témoigner de la violence de l'histoire tout en restant une œuvre d'art ? Répondez de façon argumentée en vous appuyant sur les notions du cours (témoignage, mémoire, question d'Adorno) et, si vous en connaissez, sur un ou deux poèmes étudiés en classe.

Corrige cet exercice avec le tuteur →

Exercice 2

Deuxième partie : essai philosophique (10 points) Peut-on perdre son humanité ? Vous traiterez cette question en confrontant la philosophie de Hobbes (l'homme naturel violent) à celle de Rousseau (l'homme naturellement bon), et vous prendrez en compte les témoignages des catastrophes historiques (Shoah, génocides). Conclusion : qu'est-ce qui préserve ou restaure l'humanité ?

Corrige cet exercice avec le tuteur →

Besoin d’aide sur ce chapitre ?

Crée ton compte et révise avec un tuteur IA qui s’adapte à ton niveau, corrige tes exercices et t’explique pas à pas.

Sans carte bancaire. Résiliable en 1 clic.